dimanche 20 avril 2008

A Première Vue






A première vue pas de différence

Même démarche, même prestance

Allure élancée, beaucoup d'élégance

A première vue pas de différence


A première vue la même insouciance

Même regard et même arrogance

Sourire facile sur des dents trop blanches

A première vue la même insouciance


A première vue la même indécence

Accompagné avec insolence

Fille de rien grandeur et décadence

A première vue la même indécence


A première vue pas de différence

Pas même un signe de reconnaissance

Comme si rien n'avait d'importance

A première vue c'est l'indifférence.

mardi 19 février 2008

Il voudrait




Texte écrit pour Stéphane Aubert il y a quelques années.





Très haut dans le ciel des nuées d'oiseaux
Se jouent du soleil en vols magistraux
Embruns argentés vent frais sur sa peau
Bonheur d'exister, il se trouve beau
Rien à faire se laisser porter
Par le moment présent
Besoin de se sentir attiré
Par deux grands yeux clairs couleur du temps

Il voudrait retomber en adolescence
Etre prêt à toutes les insolences
Fréquenter malgré toutes ses réticences
L'école buissonnière des sentiments
Il voudrait ne pas masquer ses attirances
Retrouver toutes ses insouciances
Les élégances maladroites de l'enfance
Retrouver l'arrogance
De ses quinze ans

Il flottait dans l'air des senteurs d'été
Des odeurs de terre et de liberté
C'est trop près la guerre pour pouvoir penser
Oublier l'enfer avant d'espérer
Rien à faire se laisser aller
Le coeur à fleur de peau
Il se met pourtant à rêver
A ces yeux offerts comme un cadeau

Il voudrait retomber en adolescence
Vivre intensément
Tous ses sentiments
Comme une évidence
Il voudrait retomber en adolescence
Aimer avec violence
Même avec indécence
Retrouver l'arrogance
De ses quinze ans

Ne plus s'appartenir
Tout à découvrir
Le prix d'un sourire
Sans mot pour le dire
Apprendre à frémir
Au moindre désir
Naissance du plaisir
Aimer à mourir

jeudi 31 janvier 2008

L'aube


Bien souvent la nuit j'attends l'aube
A ressasser des devenirs
C'est long du crépuscule à l'aube
Quand on a une vie à finir
Et encore des ponts à franchir
Qu'ils soient de bois ou des soupirs

C'est la lumière qui s'éveille
Pour éclairer le quotidien
Mémoire d'une nuit de veille
Où les pensées n'avancent à rien
Sauf à confirmer qu'on a bien
Pris le plus pourri des chemins

C'est le moment ou tout se fait
Où se calcule l'addition
Des circonstances et des faits
Passés au crible de l'émotion
Avec manœuvres de diversion
Pour se dispenser de sermons

C'est l'instant de grâce éphémère
Où l'on se persuade de croire
Même si on n’en est pas très fier
Qu'en toute fin du mot désespoir
En cherchant bien on trouve l'espoir
Ne pas renier le dérisoire

Tout est permis mais ne se donne
Que ce qui est bien mérité
Et la volonté s'abandonne
A ne rien vouloir espérer
A ne rechercher que le rêve
Pour en vain maintenir la trêve
D'une vrai irréalité.

Trop souvent la nuit j'attends l'aube
A ressasser des devenirs
C'est long du crépuscule à l'aube
Quand on a une vie à finir
Quand on a envie d'en finir
Je cherche mais ne vois rien venir
Et le soleil me fait plaisir
Et le soleil me fait plaisir

samedi 19 janvier 2008

J'ai le coeur si lourd



J'ai le coeur si lourd
D'un trop plein d'amour
Qu'une vie d'amour
N'a pas étanché

J'ai le coeur qui crève
D'un trop plein de rêves
Qu'une vie de rêves
N'a pas épuisé

J'ai le coeur qui crie
D'un trop plein de vie
Que toute ma vie
N'a pas rassasié

J'ai le coeur qui soupire
De trop de désirs
Qu'une vie de désirs
N'a pas satisfait

J'ai le coeur caresse
De toutes les tendresses
Qu'une vie de tendresse
N'a pas apaisé

J'ai le coeur qui pleure
De tous les bonheurs
Qu'une vie de bonheur
N'a pas apportés

J'ai le coeur qui chante
Malgré ce qui le hante
Parce qu'il faut qu'il tente
De se persuader
Que courte est la route
Et qu'avec les doutes
On finit sans doute
Par tout gâcher.