
Bien souvent la nuit j'attends l'aube
A ressasser des devenirs
C'est long du crépuscule à l'aube
Quand on a une vie à finir
Et encore des ponts à franchir
Qu'ils soient de bois ou des soupirs
C'est la lumière qui s'éveille
Pour éclairer le quotidien
Mémoire d'une nuit de veille
Où les pensées n'avancent à rien
Sauf à confirmer qu'on a bien
Pris le plus pourri des chemins
C'est le moment ou tout se fait
Où se calcule l'addition
Des circonstances et des faits
Passés au crible de l'émotion
Avec manœuvres de diversion
Pour se dispenser de sermons
C'est l'instant de grâce éphémère
Où l'on se persuade de croire
Même si on n’en est pas très fier
Qu'en toute fin du mot désespoir
En cherchant bien on trouve l'espoir
Ne pas renier le dérisoire
Tout est permis mais ne se donne
Que ce qui est bien mérité
Et la volonté s'abandonne
A ne rien vouloir espérer
A ne rechercher que le rêve
Pour en vain maintenir la trêve
D'une vrai irréalité.
Trop souvent la nuit j'attends l'aube
A ressasser des devenirs
C'est long du crépuscule à l'aube
Quand on a une vie à finir
Quand on a envie d'en finir
Je cherche mais ne vois rien venir
Et le soleil me fait plaisir
Et le soleil me fait plaisir
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